Recteurs des Écoles

Cet article fait suite à https://tonnerrehistoire.wordpress.com/2014/12/11/locaux-des-ecoles/

Avec le goût des lettres et l’imprimerie, le besoin d’érudition augmente tout au long du siècle. Un siècle qui se préoccupe beaucoup d’instruction, d’éducation et même de pédagogie. Les Humanistes d’abord. Rappelons que Pierre Saliat (Salliat ou Salyat dans nos documents), traducteur de latin et de grec, enseignait à Paris au collège de Navarre où il avait eu pour élève François de Genouillac, oncle maternel d’Antoine de Crussol. Pierre Saliat avait traduit dès 1537 le De pueris ( « De l’éducation des enfants ») d’Erasme, sous le titre Declamation contenant la maniere de bien instruire les enfans dès leur commencement, avec ung petit traicté de la civilité puerile. Parmi d’autres œuvres, en 1552 puis en 1556, il est le premier à publier une traduction des Histoires d’Hérodote. Quelques mois plus tard, il était nommé maître de l’Hôpital de Tonnerre par Antoine de Crussol à qui il avait dédié un ouvrage en 1549. Il siègera à l’hôpital jusqu’à son décès quatre ans plus tard. Pour lui, l’avenir appartient aux jeunes, il faut donc les instruire et les éduquer, et la société en aura tout le bénéfice.

Il faut évoquer aussi l’émulation suscitée par les protestants. L’éducation est en effet un élément central, à côté des consistoires, de la Réforme calviniste. Ainsi, partout où ils s’organisent, les huguenots établissent des écoles. Objectif : instruire et éduquer, apprendre la civilité. Ils veulent des pasteurs et maîtres d’écoles irréprochables. Le Concile de Trente (1545 à 1563), convoqué pour une réforme en profondeur de l’Eglise, emboîtera le pas avec le désir d’éduquer les ouailles, mais aussi le clergé et d’améliorer les comportements. Ainsi, les écoles où l’on apprenait des rudiments de lecture, du latin et le chant, s’ouvrent à l’écriture et à l’arithmétique, puis à la grammaire et aux humanités étudiées dans les collèges. Lorsqu’il y a présence d’enseignement réformé dans une ville, les catholiques sont poussés à établir de nouvelles écoles pour concurrencer l’instruction des enfants protestants. Remarquons que pour tous, catholiques ou huguenots, l’enseignement laïc n’est pas encore concevable que le catéchisme fait partie du programme scolaire. Les Eglises de l’un ou l’autre bord ont donc leur mot à dire dans le choix des enseignements et des précepteurs.

Max Quantin donne une liste de quelques recteurs à Tonnerre depuis 1220[1]. Pour le XVIe siècle, on sait qu’en 1545, au moment du passage de François Ier à Tonnerre, Claude Abraham est régent des écoles depuis déjà trois ans, tous les historiens tonnerrois l’ont mentionné. Pour le début des années 1550, Max Quentin parle d’une chicane entre deux prétendants à la régence des écoles de Tonnerre[2] : l’un Jehan Dugny, né à Paris, laïc, et l’autre Olivier Farin, prêtre né à Elbeuf, tous deux se disant installés tant de l’approbation des échevins que du chantre de Langres (Tonnerre est alors situé dans ce diocèse). Un procès s’ensuit avec appel devant le bailli de Sens et intervention d’un étudiant qui aurait refusé Dugny. Le laïc doit finalement s’effacer devant le religieux Farin. Laïc ou pas, il est à remarquer que le recteur doit être approuvé par l’évêque sur proposition de la société civile et des églises locales, qu’il obtient ainsi ses lettres de provision. Il peut alors enseigner et toucher des émoluments payés par chaque élève. Si le recteur ne fait pas l’affaire, pour des raisons pédagogiques, religieuses ou morales, il peut être dénoncé et une enquête est menée. Ce genre de conflit entre deux maîtres évoque également un conflit entre deux orientations ̶ érudition ou tradition − et sans doute deux partis opposés parmi les Tonnerrois. On sait qu’il y a des huguenots à Tonnerre parmi les édiles, mais on ne peut affirmer que ce conflit reflète une opposition strictement religieuse à cette date.

Pourtant, le même scénario se joue en 1559-1560, un litige entre Me Lazaire Carrey (Carré) et Me Claude Droynet « qui s’efforcoit tenir lesdictes escolles ». Dans « s’efforcer », en plus de faire tout pour parvenir à quelque chose, il y a une notion de contrainte, de s’imposer par la force. Droynet est finalement cité à comparaître à Langres, tribunal ecclésiastique cette fois[3]. Claude Droynet est cité comme prêtre dans un rôle d’imposition en 1569[4]. Quant à Carrey, il est possible aussi qu’il soit de la famille tonnerroise des Carrey qui ont laissé leur nom à une ruelle au cours des siècles (Jacques puis Jean Carré, cf. Rues de Tonnerre)[5]. Pourquoi a-t-il été choisi et l’autre renvoyé, je l’ignore. Ce Lazaire demeure dans la charge de recteur des écoles au moins deux ans[6], peut-être davantage. On retrouve ici l’école comme enjeu entre laïc et clerc, entre pouvoir municipal et pouvoir religieux. Cette fois, c’est le laïc qui l’emporte. Il reçoit néanmoins sa charge du chantre de Langres.

La difficulté de trouver un bon maître et qui reste longtemps n’a d’égale que la difficulté à trouver une maison adéquate et avec un long bail (cf. Locaux des Écoles). Pourtant chaque année, peu après le renouvellement des échevins qui se fait à la saint Rémy (1er octobre), les nouveaux nommés s’engagent à payer « le louage de la maison en laquelle le recteur des escolles se tient ». En 1563, le recteur reçoit par deux fois l’injonction de « faire son debvoir »[7], mais son nom n’est pas cité. Etait-il de ces maîtres absentéistes ou laxistes comme l’époque en a connus ?  L’enseignement n’est pas encore gratuit et les maîtres se font payer. Les finances communales ne permettent pas d’y pallier, à part d’offrir le gîte. D’ailleurs, à la requête des Etats généraux, Charles IX avait rendu en 1561 une ordonnance dont un des articles concerne ce sujet : on autorisait, dans les villes épiscopales ou collégiales, les officiers municipaux à se faire délivrer la première prébende qui viendrait à vaquer et de l’affecter à « l’entertenement d’un précepteur qui sera tenu, moyennant ce, instruire les jeunes enfants de la ville gratuitement et, sans salaire », et dont le choix appartiendrait à l’évêque, aux Chapitres et aux officiers municipaux. Les chanoines de France se montrèrent fort peu favorables à l’idée de se dessaisir d’une prébende, bien ecclésiastique dont ils touchaient les revenus (de 50 à 200 L.t.). A Tonnerre, pas plus qu’ailleurs. La dépense reste donc municipale. En septembre 1566, les habitants assemblés prennent une décision importante qui montre l’intérêt grandissant pour les écoles. Ils décident qu’il faudra désormais payer le recteur. Outre la maison louée pour lui, il recevra 12 écus par an « payables par chascun moys des deniers de la ville »[8]. L’écu est une monnaie d’or, au taux de change ces années-là de 51 à 52 s.t., ce qui donne un peu plus de 30 L.t. pour le recteur. Il est précisé que ses écoliers devront payer malgré tout. De fait, début octobre, Maistre Ferraulx, apparemment laïc, reçoit 2 escuz soleil de gages pour avoir tenu la régence des écoles aux mois d’aout et septembre, « et encores 50 s.t. pour la despenses qu’il a faicte en ceste ville avant que entrer en lad. regence »[9]. Puis Me Ferraulx est rapidement remplacé par François Veluot qui reçoit des gages de « recteur des escolles » s’élevant à 23 L. 18 s.t. y compris le louage de sa maison dans le quartier de Saint-Michel, pour l’année scolaire 1567-1568[10]. Même si les gages sont fluctuants, ils demeurent. Les Veluot sont des notables tonnerrois[11]. François est le fils de Didier le grenetier, et on peut émettre l’hypothèse qu’il est alors étudiant en droit, ou tout juste diplômé, laïc au demeurant. Il restera deux ans à ce poste avant de devenir avocat puis procureur.

Sur ce, intervient l’édit de Saint-Germain signé le 18 août 1570, relativement favorable aux huguenots en leur restituant une liberté de culte limitée : dans les maisons des seigneurs haut-justiciers et dans les lieux où il était pratiqué avant le 1er août 1570 ; les réformés retrouveront leurs charges et leurs biens. D’où un nouvel essai de tolérance civile, mais une pacification fragile.

François Veluot n’est plus en poste car on part une fois de plus à la recherche d’un recteur. Au cours de l’assemblée du 20 octobre 1570, les échevins informent qu’ils ont reçu une lettre de Me Guillaume Levuyt procureur, étant à Paris, par laquelle « il les advertit qu’il a faict debvoir de trouver homme docte pour servir en la regence des escolles de ceste ville et qu’il a trouvé ung regent de college de beaucoup de scavoir bonne vie et bonne mœurs et ne catholique / mais qu’il ne veult deppartir qu’il ne luy soyt assigné gages de 20 escuz par an et sa chambre et maison pour faire la regence desdictes escolles » ; l’assemblée s’accorde pour 50 L.t. par an, payables en quatre fois par le receveur des deniers communs, qui paiera également le louage d’une maison pour lui et ses écoliers[12]. Je ne sais qui est arrivé mais les enfants ont au moins une école près la porte Saint-Michel, louée de décembre à mi-juin.

Pour faire appliquer l’édit de pacification de Saint-Germain qui subit quelques résistances, le roi envoie des commissaires spéciaux dans toutes les provinces. A Sens, bailliage dont dépend Tonnerre, arrivent Charles Lamoignon et Nicolas Potier sr de Blancmesnil maîtres des requêtes ordinaires de l’hôtel. C’est ainsi que les Tonnerrois reçoivent des lettres de convocation. Les commissaires demandaient des « preuves » de la publication et de l’application de la paix ̶ rédaction de mémoires, élection de notables « des deux religions » chargés de faire un rapport sur les infractions éventuelles à l’édit, contrôle des deniers communaux. Début avril, une assemblée bipartite se tient à Tonnerre. On y élit des personnes « de l’une et de l’autre religion pour aller à Sens par devers les commissaires commiz par le Roy nostre sire pour l’entertenement de l’edict de pacification ». Onze hommes sont nommés[13]. Les commissaires écoutent les remontrances et il en sortira, le 12 avril, des ordonnances en dix-neuf points pour tout le bailliage.

Les articles 4 et 5 de ces ordonnances concernent les écoles : « Nous avons faict inhibitions et desfences à toutes personnes de ladicte religion de publicquement instituer ou instruire enfans ou aultres es lieux où n’est pas permis l’exercice de lad religion », mais les huguenots ont la permission d’instruire « privément en sa maison ses enfans et famille »[14]. Le 5 mai suivant par conséquent, il est décidé en assemblée « que lesd. eschevins feront cesser touttes personnes qui vouldront tenir enffans pour les instruire aultres que ceulx ausquelz le maistre et recteur principal se commettra », c’est donc bien qu’il y avait des enseignements privés et, dès le 11, une autre assemblée retient Me Pierre Thomas pour recteur des escolles. Il a « este receu en jugement pardevant Mes Edme Cerveau et Jehan Richardot procureurs de messieurs les comtes, Jehan Brasley doyen de Notre-Dame et Claude Porret prevot de saint Pierre et aultres habitans en grand nombre »[15].

Me Pierre Thomas a été trouvé par Me Jehan Souplette procureur des habitants, au mois de mars précédent. Envoyé à Paris pour obtenir des « lettres d’assiette des munitions et debtes de la ville », il était aussi chargé « d’amener ung recteur et maistre des escholles »[16]. Arrivé de Paris fin avril, Pierre Thomas a pris possession de la grande maison qui vient d’être louée pour trois ans au faubourg de Bourberault (cf. Locaux des Écoles). Comme on souhaite garder ce recteur et qu’il n’a pas encore eu de gages, on lui offre en plus du loyer de la maison, un « cens de fagotz » à son arrivée[17]. Il occupera le poste jusqu’en septembre 1576[18]. Une belle réussite pour tout le monde, parents, écoliers et maître. Les gages sont plus conséquents : il reçoit chaque année 90 L.t. des deniers communaux et de l’argent de ses écoliers. Voici à ce sujet un document intéressant : « Moy Pierre Thomas regent et maistre des escolles de cepte ville de Tonnerre, receu de honnorable homme Jehan Ratat recepveur de l’hospital 3 L. 11 s.t. pour les moys de trois enfans dud. hospital qui sont veneuz au college l’espace de trois ans qui commencerent l’an 1571 au moy de may et finiront à pareil mois 1575 / dont je me tiens pour bien contant ce 8e may 1574 »[19]. Les enfants ne doivent pas travailler durant douze mois. Nous apprenons néanmoins qu’un enfant scolarisé paye autour de 12 s pour un mois, et que même des « paouvres orphelins » de l’hôpital y ont droit.

Reste la question du paiement. En septembre 1575, les édiles se demandent où trouver les 220 L.t. nécessaires pour payer « les gages du predicateur, maistre d’escolle et autres officiers de lad. ville »[20]. Un an plus tard, le roi convoque les Etats généraux et les Tonnerrois vont en profiter pour relancer l’histoire de la prébende tant attendue. Dans ses remontrances, le Tiers-Etat tonnerrois déplore que « es prebendes collegiales n’y en a veue affecté au recteur des escolles de lad. ville suivant l’edict faict à Orléans sur la remonstrance des estatz et sont pour ce lesd. habitans contraintz sallarier led. recteur pour la regence desd. escolles »[21]. Max Quantin écrit que la collégiale de Saint-Pierre s’exécute enfin, mais j’ignore le montant de la prébende affectée aux écoles.

Nous en arrivons à la construction du collège qui, souhaitée depuis 1571, voit vraiment le jour entre le printemps et l’été 1577 (cf. Locaux des Écoles), avec la nomination d’un nouveau recteur. « Nous soubsignnez, doyen, curés et recteurs des eglises paroissiales de Nostre-Dame et monastère de Saint-Pierre de Tonnerre, officiers de messeigneurs et dame comte et comtesse et eschevins de la ville dud. Tonnerre, avons nommé et présenté et par ces presentes nommons et presentons à messire le chantre en l’église cathédrale Saint-Mammès de Langres, Me Francoys Le Tort licencié es lois pour estre pourveu de la regence des escoles dud. Tonnerre, aux droicts, honneurs et profitz qui sont deus et aux gages qui lui seront accordez par nous lesd. eschevins, à la charge qu’il entretiendra soubz et avec luy deux subalternes, l’ung desquelz sera suffisant pour instruire la jeunesse en la grammaire et l’aultre en l’art de lire et escrire, et tant qu’il nous plaira et aux habitans de lad. ville »[22]

« Le 11e jour de juillet audict an [1577] a esté accordé avec led. Le Tort pour ses gages ordinaires par chascun an à commencer le premier jour du present moys la somme de 60 L.t. et pensant ce service demeurera exempt de tailles et garde de porte et guet ». Signé par les six échevins. Le recteur touchera ses premières 15 L.t. en décembre pour le quartier échu au 1er octobre précédent. Ses quartiers commencent en effet de juillet à octobre, de décembre à mars, etc, renouvelés chaque année[23].

Quittance de François Letort du 10 décembre 1577 - Tonnerre AM, GG 2

Quittance de François Letort du 10 décembre 1577 – Tonnerre AM, GG 2

Mais qui est François Le Tort qui devient premier recteur du collège ? Licencié en droit, comme Calvin, Bèze ou les Pithou, il est aussi devenu pasteur. Il est couché dans la liste des ministres reçus à Genève après la Saint-Barthélémy : « Françoys Le Tort, ministre en la mayson de Mr. de Vesmes », à la date du 11 novembre 1572. Il s’agit en fait de Mr. de Vesines, gentilhomme protestant lui aussi réfugié à la même époque, autrement dit Guillaume Stuart, seigneur de Vézinnes (un village à 5 km de Tonnerre)[24]. Il avait été chargé de missions par Colligny, d’Andelot, un proche des chefs protestants donc. Ne voulant abjurer, il reste en Suisse où il est encore en 1578 et n’abjurera pas sa foi. François Le Tort au service d’une noble maison pouvait accomplir sa mission de ministre du culte jusqu’au massacre et à la fuite. Tonnerre abrite aussi Pierre Pithou − ami de Théodore de Bèze − qui, contrairement à son frère Nicolas, a abjuré, pouvant ainsi exercer la charge de bailli du comté, il est vrai auprès d’un comte et d’une comtesse très proches des Réformés. Parmi les ministres réfugiés, beaucoup sont revenus poursuivre leur tâche mais d’autres ont préféré abjuré. C’est le cas de François Le Tort qui retrouve son métier d’avocat dans un premier temps. Il est présent à Tonnerre, à l’assemblée générale de convocation aux Etats généraux de Blois, convoquée par Pierre Pithou le 23 septembre 1576. Sept mois plus tard, il sera choisi comme recteur des « escolles » − ce qui inclut le collège − et habitera dans une maison louée par la ville à un certain Pierre Felix de Vezines[25] et y demeurant, peut-être un de ses anciens fidèles dans la cour du château des Stuart ?

Voir aussi sur ce blog : Locaux des Écoles

 


[1] Maximilien Quantin, « Histoire de l’instruction primaire avant 1790 dans les pays formant le département de l’Yonne », AY, 1875, p 180.

[2] Maximilien Quantin, « Histoire de l’enseignement secondaire et supérieur dans le département de l’Yonne avant 1790 », AY, 1877, p 235.

[3] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1559-60, f° 28 v°-29.

[4] Tonnerre, BM, sans cote. Claude Droynet fait sans doute partie d’une famille tonnerroise, dont François Droynet vigneron, Estienne Droynet messager, Jehan qui est tanneur et un autre Jehan tonnelier.

[5] On trouve Pierre Carrey, échevin en 1552-1553, Jacques Carrey, hôtelier et d’autres manouvriers.

[6] Auxerre, ADY, 3 E1-117, f° 105.

[7] Tonnerre, AM, BB 1.1, assemblées des 17 octobre et 2 novembre 1563.

[8] Tonnerre, AM, BB 1.1, assemblées des 18 août et 30 septembre 1566.

[9] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1565-1566, f° 19 v°, ordonnance du 18 septembre et quittance du 2 octobre 1566.

[10] Tonnerre, AM, 4 CC 2 comptes 1567-68 f° 37, ordonnance du 30 septembre et quittance du 25 novembre 1568.

[11] Didier est grennetier pour le roi au magasin à sel de la ville (1563-1580), Pierre est avocat. Un autre, Jehan Veluot est receveur pour le comte de Clermont à Ancy-le-Franc. Sa soeur a épousé Jehan Cosquino, Sr de Fulvy, qui travaille pour le couple d’Uzès, comte et comtesse de Tonnerre.

[12] Tonnerre, AM, EE 1, assemblée du 20 octobre 1570.

[13] Tonnerre, AM, BB 1-1 daté avril 1571 sans le jour, et 4 CC 2 1570-1571, f° 22 v°-23

[14] Tonnerre, AM FF 1. L’événement est général, à Sens, Troyes ou Semur où le 17 avril 1572, « intervint une nouvelle ordonnance au sujet d’un sieur Jehan Jacob qui avait chez lui un précepteur, auquel quelques familles de la ville avaient confié leurs enfants : il fut interdit à ce précepteur « et à tous aultres de tenir escolles » (M.-G. Leleu, « Notice historique sur les écoles de Semur-en-Auxois », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur, 1873 (8), p 25).

[15] Tonnerre, AM BB 1-1, assemblée du 6 mai et du vendredi 11 mai 1571.

[16] Tonnerre, AM, 4 CC 2, 1570-71, f° 24 v°, v. 7/03/1571.

[17] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1570-1571, f° 5 v°.

[18] « 90 L.t. à Pierre Thomas recteur des écoles en l’an 1576 pour ses gaiges », quittance 1er octobre 1576(Tonnerre, AM, 4 CC 3 1575-1576 compte spécial).

[19] Tonnerre, Hop., H E 111.

[20] Tonnerre, AM, EE 1.

[21] M. Jolivot, « Recherches sur l’assemblée des habitants de Tonnerre », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, 1876, VOL 30-1, p 243.

[22] Tonnerre, AM, GG 2, daté du « dernier jour d’apvril l’an 1577 », texte déjà publié par M. Jolivot, op. cit., p 324.

[23] Abbé Bureau, vicaire de Saint-Pierre de Tonnerre, Histoire du Collège de Tonnerre, Tonnerre, BM. Aussi Tonnerre, AM, 4 CC 3 comptes des octrois 1579-1780 f° 7, où il reçoit 20 écus pour ses gages de 1580.

[24] Geisendorf Paul-F., Livre des habitants de Genève, t. 2 1572-1574, Genève, 1963. Voir aussi Bèze Théodore de, Correspondance, Hyppolyte Aubert, Alain Dudour et Béatrice Nicollier-DeWeck [éd.], T. XIV (1573), Genève, Droz, 1990, pièces annexes, p 287. Et sur Guillaume Stuart : Dufour Alain, « la Prétendue trahison du Sieur de Vézines », in Des archives à la mémoire, Mélanges d’histoire politique, religieuse et sociale offerts à Louis Binz, pp 385-394.

[25] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1577-1578 f° 7, compte spécial 1579-1580 f° 7 où il reçoit de plus 20 écus pour ses gages.

 


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