1583, des processions blanches tonnerroises

En 1583, dans l’Est et le Nord de la France, les routes se couvrent de cortèges dont tout ou partie des participants sont vêtus de blanc. Aussi a-t-on nommé ce phénomène les processions blanches, grand mouvement de pénitence populaire mis en évidence et étudié par l’historien Denis Crouzet[1].

Un cortège pas comme les autres

Les villes connaissent toutes sortes de cortèges : certains liés à la personne du roi[2], d’autres à la vie de la cité[3] et les processions religieuses, pratique dévotionnelle séculaire chez les catholiques. Ces parcours processionnels ordinaires suivent un itinéraire défini en fonction de la célébration, dans un ordre lui aussi codifié en fonction des hiérarchies. Ordres et itinéraires pouvant être changés lors des processions religieuses extraordinaires, qu’elles soient rogatoires ou expiatoires. Depuis les années 1560 surtout, les processions avaient été mises à mal dans le royaume par la montée de la nouvelle hérésie, mais avaient repris après la Saint-Barthélémy quand les violences iconoclastes s’étaient apaisées. Même si Tonnerre, grâce au comte Antoine de Crussol, à la comtesse Loise de Clermont et à leurs officiers n’a pas connu trop de ces violences intra-muros ni de Saint-Barthélémy, le peuple catholique était en émoi[4] et l’ensemble des habitants culpabilisé par les guerres.

Les livres de raison et des mémoires sont les sources les plus riches pour étudier les processions blanches. La chronique tonnerroise écrite par le notaire P. Petitjehan[5] permet justement de retracer une partie de ces processions à Tonnerre. Après avoir parlé des antiquités de la ville et du comté, Petitjehan souhaite faire « ung brief et succint advertissement [court mémoire] » de ce qui s’est passé depuis le feu de 1556. Il évoque en quelques lignes les guerres civiles avec les armées qui passent et repassent, l’argent déboursé pour éviter sac et pillage, les pestes et les famines. Puis, chose surprenante, il s’attarde durant plusieurs pages sur un seul fait : les processions de 1583 avec lesquelles il termine son ouvrage. C’est dire l’importance à ses yeux de cet événement qu’il décrit presqu’aussi longuement que le grand incendie. Ce que corrobore Denis Crouzet en évoquant l’étonnement des contemporains devant l’ampleur du phénomène et son originalité.

Pour introduire son sujet, Petitjehan évoque les mauvaises récoltes et déplore que tous les éléments furent contraires aux humains entre Pâques (le 10 avril) et la saint Jean-Baptiste (le 24 juin), « de telle sorte que chacun d’eulx divertissant son debvoir et office de sa saison de l’annee, ilz entreprenoient et usurpoient l’office et charge l’un de l’aultre ». Ainsi en février et mars, les pluies incessantes furent si importantes « que la terre en fut toute battue et scellee », ce qui exprime bien l’extrême difficulté pour les grains semés de germer. Puis les mois d’avril, juin et juillet furent « sy chauldz et arides qu’il sembloit que le ciel feust changé en airain ». Un autre chroniqueur, Jacques Carorguy, greffier de Bar-sur-Seine, commente lui aussi « que, au mois de may, que les orges et aultres graines venues en tuyau et que le Ciel ne donnoit poinct de pluye pour les faire croistre et multiplier »[6]. L’interprétation de Petijehan est que la terre était « comme irritée contre ce peuple françois par le commandement de son formateur ». Il épouse là l’émotion collective face à la colère de Dieu et exprime la panique populaire. C’est pourquoi, ajoute-t-il, on eut recours à Dieu par des processions générales « pour le prier qu’il feist cesser l’ire et courroux que ses elementz par son seul mouvement et commandement avoient sur ceste paouvre France ».

Petitjehan insiste sur l’ampleur géographique des processions qui ont lieu par « toutes les villes bourgs et bourgades de tous les quantons de la France » et Carorguy dit « par tout le pays (le Barsequanais) et premierement en Bourgogne et jusques à Dijon ». En fonction de ses propres sources, Denis Crouzet fait naître le mouvement à Bar-le-Duc en Lorraine aux frontières de l’Allemagne[7] en juin et dans les Ardennes. Mouvement qui, de proche en proche, gagne le nord de la Champagne jusqu’à Reims (fief des Guises, le 22 juillet), avant de toucher Paris (10 septembre) puis la Picardie (Beauvais le 29 septembre, Amiens le 10 novembre), et mouvement qui, selon les régions dure jusqu’en septembre ou décembre. Denis Crouzet convient que, faute de traces écrites, la limitation spatiale qu’il propose est vraisemblablement trop stricte. Ajoutons donc la Bourgogne et le sud de la Champagne d’alors tout en reconnaissant une « naissance » plus à l’est, et observons notre aire géographique plus méridionale.

Le mercredi 26 mars 1583, Châtillon-sur Seine[8] se met en branle jusqu’à Marcenay au tombeau de saint Vorle patron de la ville : « Châtillon et tout le pays d’alentour étaient remplis de prières, de pleurs et de gémissements ». La raison de ces processions printanière est d’arrêter la peste qui sévit dans la région et déjà se trouvent dans le cortège 643 filles blanches[9]. Le 1er juin 1583, Avallon se rend à Vézelay avec le chef de saint Lazare, sans qu’il soit précisé qu’il s’agisse là de processions blanches. Pour autant, c’est aussi le 1er juin que Carorguy fait démarrer le « premier essay » de procession blanche à Bar-sur-Seine par l’arrivée en grande dévotion des trois Riceyz[10] « ayant en nombre, pour leur avanguarde, plus de cinq cens filles blanches, les femmes vefves acoustrees de noir et de petitz guarsons nudz et sans chemise qui chantoient les saintz du patron où ilz aloient ». L’auteur explique que « à leur exemple, tous les aultres villages voisins feirent le semblable ». Ce même 1er juin, Châtillon-sur Seine porte la châsse de saint Vorle et autres reliques à l’abbaye St Pierre et St Paul de Pothières, à une dizaine de kilomètres au nord avec 700 filles blanches. Le 5 juin Noyers-sur-Serein et d’autres paroisses environnantes viennent vénérer la relique de Lazare à Avallon. Des chassés-croisés se poursuivent ainsi dans cette région durant tout le mois de juin (Pothière vient à Châtillon le 12, Châtillon retourne à Marcenay le 29). Tout ceci donne l’impression que l’étau, si je puis dire, se resserre aux portes du comté de Tonnerre qui lui aussi sera gagné par cette fièvre pénitentielle. Ajoutons que le peuple catholique est en cette fin de siècle étreint par une angoise eschatologique avec la crainte de l’imminence de la fin des temps[11].

Les sources de Denis Crouzet mentionnent la spontanéité de ces processions qui gagnent, de proche en proche, une ville après l’autre. Caractère soudain des décisions évoqué également par nos deux chroniqueurs : « le peuple se souleva de lui-même » à Bar et « par une soubdaine generalle opinion et volonté des peuples » à Tonnerre, comme si le clergé n’en était pas l’initiateur. Les dates pour Tonnerre ne sont hélas pas précisées.

Pontigny     Abbaye de Pontigny, photo Jean-David Boussemaer[12]

Voici donc à leur tour les Tonnerrois qui organisent des processions générales « en loingtaines ville monastaires et abbayes », à l’exemple des précédentes. Cette notion de lointain évoque bien l’idée d’un pèlerinage : tandis que la procession manifeste la cohésion d’une communauté centrée sur elle-même, le pèlerinage invite à sortir de soi et de son milieu. Le phénomène de 1583 participe en fait des deux. C’est un pèlerinage collectif. Petitjehan ne relate que deux grandes processions générales parmi « toutes les aultres processions que les habitans dudict Tonnerre feirent », l’une à l’abbaye Notre-Dame-et-Saint-Edme de Pontigny et l’autre à l’abbaye Notre-Dame de Quincy, la plus grande partie des assistants étant « habillez tout à blanc ». C’est cette dramatique vestimentaire très particulière qui a donné son nom au phénomène[13]. « Le blanc matériel a une signification abstraite supérieure, est une tension vers une qualité spirituelle, dans une pratique collective du déguisement », écrit Denis Crouzet[14], ajoutant que du sens se surajoute ainsi au rite processionnel et crée l’étonnement et « la puissance des images reçues par les spectateurs ». Si les pèlerins sont ainsi vêtus c’est, pour Petitjehan, « en signe d’humilité et recongnoissance d’une amende honnorable de nos faultes ». On voudrait se réconcilier entre soi (le déguisement efface les distinctions sociales) et se réconcilier avec Dieu offensé par les guerres, l’hérésie et une royauté qui a accepté l’hérésie. Le déguisement « proteste de la faute et veut l’abolir » (Crouzet). On cherche à retrouver la pureté perdue.

Déroulement

Si Petitjehan ne donne pas de date, il est prolixe sur les heures. Nul doute que celui qui écrit y a participé. Une nuit, les cloches de Notre-Dame sonnent à toute volée le rassemblement des fidèles. « Sur le minuict », on sort de l’église « en bel ordre ». Toute procession a un ordre et une discipline. Les chroniqueurs insistent tous sur la bonne tenue de ces processions extraordinaires à l’ordre inhabituel. A Tonnerre viennent en premier « toute la jeunesse masculine », suivie par « tous les ecclesiastiques revestuz de chappes portans sainctz reliquaires, toute la justice revestuz de leurs grandz robbes, les hommes tant marchans bourgeois artisans laboureurs que vignerons, plus de quatre centz petites filles habillees tout à blanc et les femmes filles et petitz enffans chacun marchant en son ordre ». S’ils sont nombreux à être habillés de blanc, seul le groupe des petites filles l’est dans son entier. On voit aussi que le clergé participe au mouvement et en bonne place. « Pour la commodité de la grande vieillesse et petite jeunesse y avoit à la queue plus de soixante charrettes encourtinees [couvertes de tentures] ». Le cortège impressionnant s’ébranle ne laissant en ville « que les servantes et bien peu d’aultres personnes ». Il est vrai qu’après la Saint-Barthélémy, en France du Nord, les protestants sont devenus encore plus minoritaires.

Trajets carte de Cassini

Trajets sur carte de Cassini, voir : http://geoportail.fr/url/7FmWTq

On se rend à l’abbaye de Pontigny, à 23 km de Tonnerre. Dans « cest ordre et rangz » le cortège sort par la porte Saint-Jacques, contourne la ville par le chemin des Lices pour gagner Dyé. Il fait nuit. Pourtant la procession est conduite à la lueur « tant de la grande lanterne du ciel que de plusieurs torches, sierges, que falotz et lanternes ». Voilà qui théâtralise encore davantage l’événement. Entre Dyé et Ligny-le-Châtel, espoir : survient une petite pluie. Hélas, elle ne dura pas un quart d’heure. Pourtant elle permit d’« abattre le grand poussier des chemyns » et d’« appaiser le grand souhait de ce peuple ». L’abbaye est atteinte vers 7 heures du matin. Sept heures de marche en dévotion. L’émotion ne s’arrête pas là car à peine les Tonnerrois étaient-ils arrivés depuis un quart d’heure, qu’ils voient se profiler la procession d’Auxerre « en grande multitude de peuple ». Les habitants des deux villes se mélangent et, très ému, Petitjehan narre que « la grande eglise, cloistres et circuit estoient tous remplis de ces peuples qui ensemblement de leurs voix entremeslees crioient à Dieu misericorde ». Une grand messe fut célébrée.

Alors, on se repose. Tout le monde sort de l’abbatiale et s’installe sur « les tapisseries vertes des cloistres, courtz, preaux et vergers estans es environs de ladicte abbaye » pour prendre sa « refection du petit quotidian [repas de petit déjeuner] que chacun avoit porté ».  Puis il faut s’en retourner : « le peuple dudict Tonnerre se tria et remist en son premier ordre et voye ». Il est décidé cette fois de passer par Bernouil et d’y faire un arrêt « pour le repos et soulagement du peuple qui estoit attedié [dérangé] de la grande chaleur ».  Une heure de clémence, reçus par le seigneur de Bernol[15] qui « tint sa maison et tables ouvertes à tous ceulx qui y voulurent banqueter ». La procession repart « chantans par les chemyns et rues tant les ecclesiastiques hommes femmes que enffans plusieurs psalmes himnes et cantiques à la louange de Dieu ». Ils sont de retour à l’église Nostre-Dame à 6 heures du soir.

Quincy

Abbaye de Quincy, photo Yvette Gauthier[16]

 

 

Le scénario est le même sept à huit jours après, vers l’abbaye Notre-Dame de Quincy : procession générale, dans le même ordre que précédemment, et certains vêtus de blancs dont les petites filles, des cierges, des chants. Le rassemblement à Notre-Dame a lieu un peu plus tard car c’est à 2 heures du matin que la foule quitte l’église. Ils sortent cette fois par la porte de l’Hôpital, direction Commissey puis Quincy, à environ 12 km, qu’ils atteignent à 6 heures. Après la messe célébrée dans l’abbatiale, le retour se fait par Tanlay « pour visiter la cordelle et prendre chacun sa petite refection ». Puis « en pareille devotion et ordre que dessus », la procession regagne Notre-Dame de Tonnerre.

Quelques jours plus tard, l’église Notre-Dame de Tonnerre reçoit à son tour les habitants de Noyers-sur-Serein en semblable procession. Ils arrivent à 9 heures du matin après avoir parcouru 22 km. Les Nucériens « visitent » eux aussi les églises Notre-Dame, Saint-Pierre et l’Hôpital Notre-Dame-des-Fontenilles. Il s’agit évidemment de visite dévotionnelle. Enfin ils se sustentent : « les principaulx furent receuz et traitez à disner aux maison honnorables, et quant au commung peuple tant hommes femmes que enffans aux fraiz de la ville et à la solicitude des eschevins leur furent dresses tables en la place du Pillory et par les rues, où leur fut ouvertement distribué pain vin et viandes [nourriture], de quoy tout ce peuple de Noyers receut ung sy grand contantement qu’ilz desiroient aultre chose synon rendre le semblable aux habitans dudict Tonnerre sy la commodité se pouvoit presenter en general ou particulier ». C’est une vraie fête. Les Tonnerrois ont dû être prévenus de cette arrivée en masse. On retrouve les tables dressées dans les rues chez d’autres chroniqueurs. Citons Carorguy qui, à propos des pèlerins des Riceys arrivant à Bar-sur-Seine écrit qu’« ils trouverent les tables mises au milieu des rues, chargees de pain et viande [nourriture], les muictz de vin defonsez. A quoy ilz reprindrent leur aleine et s’en retournerent très joyeulx et contans ».

En ce siècle qui guette les signes et les présages, Petitjehan termine amèrement qu’« il est bien advenu aultrement car tout ainsy que une trop grande et excessive amytié et frequentation non accoustumee est ung presage d’une grande dissention et querelle qui se suyt ». La querelle qui suivra sera la 8e guerre de religion, celle de la Ligue[17].

Pourquoi ces lieux de pèlerinage ?

Eglise Notre-Dame de Tonnerre, abbaye Notre-Dame de Pontigny, abbaye Notre-Dame de Quincy : Denis Crouzet fait justement remarquer que le but le plus fréquent des processions blanches est un sanctuaire marial. C’est qu’il y aurait depuis les années 1560-1570 un renforcement du culte de la Vierge de pitié. Médiatrice, elle peut recevoir les prières pour apaiser l’ire de Dieu. Et c’est bien une intercession que l’on recherche ici. Localement cependant, Pontigny est plutôt désignée sous le vocable de Saint-Edme[18], très populaire et faiseur de miracles.

J’ignore si, en plus des dévotions au saint et à la Vierge, on peut faire un lien signifiant dans le choix de ces sites de pèlerinage avec ce qu’ils ont subi durant les guerres de religion. Je note cependant que ces trois lieux ont éprouvé des ravages. Saint-Edme de Pontigny avait été ravagée par des troupes protestantes en 1568. Fille de Pontigny, l’abbaye de Quincy moins importante avait été donnée en commande à Odet de Coligny, cardinal de Châtillon, frère du seigneur de Tanlay tous deux réformés. En 1562, des violences iconoclastes avaient été provoquées dit-on par ce cardinal, et les moines moqués et molestés. La même année, des autels et des images avaient été brisés dans l’église des cordeliers de Tanlay, église en partie détruite l’année suivante par l’intervention de d’Andelot, François de Coligny, chef protestant habitant alors son château de Tanlay. Tonnerre avait reçu ces moines franciscains accueillis dans l’église Saint-Nicolas hors les murs. En juillet 1564, des huguenots attaquèrent de nouveau et tuèrent deux des frères. La ville accorda alors aux survivants une petite église, le Saint-Esprit, et une maison abritée dans le faubourg de Bourgberault. Les moines étaient retournés à Tanlay en 1573, après la mort de d’Andelot, et avaient reconstruit leur couvent. Trois abbayes martyres en quelque sorte, supports de la culpabilité collective ressentie par tous et lieux privilégiés pour faire amende honnorable. Cette interprétation est toute personnelle.

En guise de conclusion, je suggère aux Tonnerrois et aux « étrangers » au pays des petites randonnées sur ces chemins de Tonnerre à Pontigny, magnifique abbatiale cistercienne, et à Quincy qui a souffert au cours des siècles mais reste un endroit intéressant et charmant, sans oublier ses moulins le long du ru sous le regard de saint Gauthier – façon de parler car il a perdu sa tête, pourtant l’eau de sa source est bonne à boire et était réputée pour le soin des yeux.

La fontaine St Gauthier (avec encore sa tête)

La fontaine St Gauthier (avec encore sa tête)

 

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[1] Denis Crouzet, “Recherches sur les processions blanches – 1583-1584”, Histoire, économie et société, 1982, vol 1 N° 4, p 511-563, article mis en ligne auquel je renvoie pour son analyse approfondie : http://www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1982_num_1_4_1305

[2] Pour sa santé, pour un événement dynastique, pour célébrer une victoire ou un traité de paix.

[3] Entrée de hauts personnages, pose de première pierre, conduite d’un lépreux jusqu’à la maladrerie (cf. https://tonnerrehistoire.wordpress.com/2015/10/07/la-maladrerie-saint-blaise-et-ses-occupants/), etc.

[4] En mai 1583 avait eu lieu à Reims un concile provincial, dirigé par le cardinal de Guise, qui avait pris la décision de suivre la doctrine du concile de Trente pour que la Contre-Réforme catholique se mette en marche et pour un renouveau spirituel.

[5] Petitjehan P., Description de l’ancienne, moderne et nouvelle ville de Tonnerre, antiquitez des eglises, hospitaux et abbayes y estans. Un bref discours de ce qui c’est passé de nostre temps…, 1592, éd. par A. Matton, A l’Image de l’abeille, Dannemoine, 1988.

[6] Jacques Carorguy, greffier de Bar-sur-Seine (1582-1595), voir J. Carorguy, Mémoires, E. Bruwaert (ed.), Paris, Picard, 1880, pp 2-3.

[7] Bar-le-Duc est au nord de Langres, bien loin de Tonnerre.

[8] Pour visualiser les villes citées sur une carte, voir : https://www.google.fr/maps/@47.9906882,4.1988119,10z

[9] Gustave Laprouse, Histoire de Châtillon, Châtillon-sur-Seine, Cornillac, 1837, p 323.

[10] Ricey Bas, Ricey Haute Rive et Ricey Haut : aujourd’hui les Riceys (Aube) à 15 km au sud de Bar et une quarantaine au nord-est de Tonnerre.

[11] Pour un approfondissement de ce sujet, voir Denis Crouzet, ibid.

[12] Sur https://plus.google.com/+JeanDavidBoussemaer

[13] Mouvement à ne pas confondre avec la confrérie des pénitents blancs introduite à Paris par Henri III en mars 1583, qui est d’une autre nature.

[14] Denis Crouzet, ibid., p 530.

[15] Jacques Canelle, seigneur de Bernouil, d’une famille proche des comtes de Tonnerre.

[16] Très belles photos sur https://www.flickr.com/photos/51366740@N07/7768487724/in/photostream/

[17] Denis Crouzet fait remarquer que la majeure partie des processions blanches ont eu lieu dans une aire largement tenue par les Guise qui auraient utilisé cette ferveur populaire pour renforcer la Ligue et la maintenir. Notons que Tonnerre est cependant toujours restée royaliste.

[18] Edmond d’Abingdon, archevêque de Cantorbery, décédé en 1240 après son passage à Pontigny. Comme il avait souhaité y être enterré, l’ordre cistercien et les moines avaient demandé sa canonisation, homologuée six ans plus tard et son culte essaima en Champagne méridionale et Basse-Bourgogne.


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