Recteurs des Écoles

Cet article fait suite à https://tonnerrehistoire.wordpress.com/2014/12/11/locaux-des-ecoles/

Avec le goût des lettres et l’imprimerie, le besoin d’érudition augmente tout au long du siècle. Un siècle qui se préoccupe beaucoup d’instruction, d’éducation et même de pédagogie. Les Humanistes d’abord. Rappelons que Pierre Saliat (Salliat ou Salyat dans nos documents), traducteur de latin et de grec, enseignait à Paris au collège de Navarre où il avait eu pour élève François de Genouillac, oncle maternel d’Antoine de Crussol. Pierre Saliat avait traduit dès 1537 le De pueris ( « De l’éducation des enfants ») d’Erasme, sous le titre Declamation contenant la maniere de bien instruire les enfans dès leur commencement, avec ung petit traicté de la civilité puerile. Parmi d’autres œuvres, en 1552 puis en 1556, il est le premier à publier une traduction des Histoires d’Hérodote. Quelques mois plus tard, il était nommé maître de l’Hôpital de Tonnerre par Antoine de Crussol à qui il avait dédié un ouvrage en 1549. Il siègera à l’hôpital jusqu’à son décès quatre ans plus tard. Pour lui, l’avenir appartient aux jeunes, il faut donc les instruire et les éduquer, et la société en aura tout le bénéfice.

Il faut évoquer aussi l’émulation suscitée par les protestants. L’éducation est en effet un élément central, à côté des consistoires, de la Réforme calviniste. Ainsi, partout où ils s’organisent, les huguenots établissent des écoles. Objectif : instruire et éduquer, apprendre la civilité. Ils veulent des pasteurs et maîtres d’écoles irréprochables. Le Concile de Trente (1545 à 1563), convoqué pour une réforme en profondeur de l’Eglise, emboîtera le pas avec le désir d’éduquer les ouailles, mais aussi le clergé et d’améliorer les comportements. Ainsi, les écoles où l’on apprenait des rudiments de lecture, du latin et le chant, s’ouvrent à l’écriture et à l’arithmétique, puis à la grammaire et aux humanités étudiées dans les collèges. Lorsqu’il y a présence d’enseignement réformé dans une ville, les catholiques sont poussés à établir de nouvelles écoles pour concurrencer l’instruction des enfants protestants. Remarquons que pour tous, catholiques ou huguenots, l’enseignement laïc n’est pas encore concevable que le catéchisme fait partie du programme scolaire. Les Eglises de l’un ou l’autre bord ont donc leur mot à dire dans le choix des enseignements et des précepteurs.

Max Quantin donne une liste de quelques recteurs à Tonnerre depuis 1220[1]. Pour le XVIe siècle, on sait qu’en 1545, au moment du passage de François Ier à Tonnerre, Claude Abraham est régent des écoles depuis déjà trois ans, tous les historiens tonnerrois l’ont mentionné. Pour le début des années 1550, Max Quentin parle d’une chicane entre deux prétendants à la régence des écoles de Tonnerre[2] : l’un Jehan Dugny, né à Paris, laïc, et l’autre Olivier Farin, prêtre né à Elbeuf, tous deux se disant installés tant de l’approbation des échevins que du chantre de Langres (Tonnerre est alors situé dans ce diocèse). Un procès s’ensuit avec appel devant le bailli de Sens et intervention d’un étudiant qui aurait refusé Dugny. Le laïc doit finalement s’effacer devant le religieux Farin. Laïc ou pas, il est à remarquer que le recteur doit être approuvé par l’évêque sur proposition de la société civile et des églises locales, qu’il obtient ainsi ses lettres de provision. Il peut alors enseigner et toucher des émoluments payés par chaque élève. Si le recteur ne fait pas l’affaire, pour des raisons pédagogiques, religieuses ou morales, il peut être dénoncé et une enquête est menée. Ce genre de conflit entre deux maîtres évoque également un conflit entre deux orientations ̶ érudition ou tradition − et sans doute deux partis opposés parmi les Tonnerrois. On sait qu’il y a des huguenots à Tonnerre parmi les édiles, mais on ne peut affirmer que ce conflit reflète une opposition strictement religieuse à cette date.

Pourtant, le même scénario se joue en 1559-1560, un litige entre Me Lazaire Carrey (Carré) et Me Claude Droynet « qui s’efforcoit tenir lesdictes escolles ». Dans « s’efforcer », en plus de faire tout pour parvenir à quelque chose, il y a une notion de contrainte, de s’imposer par la force. Droynet est finalement cité à comparaître à Langres, tribunal ecclésiastique cette fois[3]. Claude Droynet est cité comme prêtre dans un rôle d’imposition en 1569[4]. Quant à Carrey, il est possible aussi qu’il soit de la famille tonnerroise des Carrey qui ont laissé leur nom à une ruelle au cours des siècles (Jacques puis Jean Carré, cf. Rues de Tonnerre)[5]. Pourquoi a-t-il été choisi et l’autre renvoyé, je l’ignore. Ce Lazaire demeure dans la charge de recteur des écoles au moins deux ans[6], peut-être davantage. On retrouve ici l’école comme enjeu entre laïc et clerc, entre pouvoir municipal et pouvoir religieux. Cette fois, c’est le laïc qui l’emporte. Il reçoit néanmoins sa charge du chantre de Langres.

La difficulté de trouver un bon maître et qui reste longtemps n’a d’égale que la difficulté à trouver une maison adéquate et avec un long bail (cf. Locaux des Écoles). Pourtant chaque année, peu après le renouvellement des échevins qui se fait à la saint Rémy (1er octobre), les nouveaux nommés s’engagent à payer « le louage de la maison en laquelle le recteur des escolles se tient ». En 1563, le recteur reçoit par deux fois l’injonction de « faire son debvoir »[7], mais son nom n’est pas cité. Etait-il de ces maîtres absentéistes ou laxistes comme l’époque en a connus ?  L’enseignement n’est pas encore gratuit et les maîtres se font payer. Les finances communales ne permettent pas d’y pallier, à part d’offrir le gîte. D’ailleurs, à la requête des Etats généraux, Charles IX avait rendu en 1561 une ordonnance dont un des articles concerne ce sujet : on autorisait, dans les villes épiscopales ou collégiales, les officiers municipaux à se faire délivrer la première prébende qui viendrait à vaquer et de l’affecter à « l’entertenement d’un précepteur qui sera tenu, moyennant ce, instruire les jeunes enfants de la ville gratuitement et, sans salaire », et dont le choix appartiendrait à l’évêque, aux Chapitres et aux officiers municipaux. Les chanoines de France se montrèrent fort peu favorables à l’idée de se dessaisir d’une prébende, bien ecclésiastique dont ils touchaient les revenus (de 50 à 200 L.t.). A Tonnerre, pas plus qu’ailleurs. La dépense reste donc municipale. En septembre 1566, les habitants assemblés prennent une décision importante qui montre l’intérêt grandissant pour les écoles. Ils décident qu’il faudra désormais payer le recteur. Outre la maison louée pour lui, il recevra 12 écus par an « payables par chascun moys des deniers de la ville »[8]. L’écu est une monnaie d’or, au taux de change ces années-là de 51 à 52 s.t., ce qui donne un peu plus de 30 L.t. pour le recteur. Il est précisé que ses écoliers devront payer malgré tout. De fait, début octobre, Maistre Ferraulx, apparemment laïc, reçoit 2 escuz soleil de gages pour avoir tenu la régence des écoles aux mois d’aout et septembre, « et encores 50 s.t. pour la despenses qu’il a faicte en ceste ville avant que entrer en lad. regence »[9]. Puis Me Ferraulx est rapidement remplacé par François Veluot qui reçoit des gages de « recteur des escolles » s’élevant à 23 L. 18 s.t. y compris le louage de sa maison dans le quartier de Saint-Michel, pour l’année scolaire 1567-1568[10]. Même si les gages sont fluctuants, ils demeurent. Les Veluot sont des notables tonnerrois[11]. François est le fils de Didier le grenetier, et on peut émettre l’hypothèse qu’il est alors étudiant en droit, ou tout juste diplômé, laïc au demeurant. Il restera deux ans à ce poste avant de devenir avocat puis procureur.

Sur ce, intervient l’édit de Saint-Germain signé le 18 août 1570, relativement favorable aux huguenots en leur restituant une liberté de culte limitée : dans les maisons des seigneurs haut-justiciers et dans les lieux où il était pratiqué avant le 1er août 1570 ; les réformés retrouveront leurs charges et leurs biens. D’où un nouvel essai de tolérance civile, mais une pacification fragile.

François Veluot n’est plus en poste car on part une fois de plus à la recherche d’un recteur. Au cours de l’assemblée du 20 octobre 1570, les échevins informent qu’ils ont reçu une lettre de Me Guillaume Levuyt procureur, étant à Paris, par laquelle « il les advertit qu’il a faict debvoir de trouver homme docte pour servir en la regence des escolles de ceste ville et qu’il a trouvé ung regent de college de beaucoup de scavoir bonne vie et bonne mœurs et ne catholique / mais qu’il ne veult deppartir qu’il ne luy soyt assigné gages de 20 escuz par an et sa chambre et maison pour faire la regence desdictes escolles » ; l’assemblée s’accorde pour 50 L.t. par an, payables en quatre fois par le receveur des deniers communs, qui paiera également le louage d’une maison pour lui et ses écoliers[12]. Je ne sais qui est arrivé mais les enfants ont au moins une école près la porte Saint-Michel, louée de décembre à mi-juin.

Pour faire appliquer l’édit de pacification de Saint-Germain qui subit quelques résistances, le roi envoie des commissaires spéciaux dans toutes les provinces. A Sens, bailliage dont dépend Tonnerre, arrivent Charles Lamoignon et Nicolas Potier sr de Blancmesnil maîtres des requêtes ordinaires de l’hôtel. C’est ainsi que les Tonnerrois reçoivent des lettres de convocation. Les commissaires demandaient des « preuves » de la publication et de l’application de la paix ̶ rédaction de mémoires, élection de notables « des deux religions » chargés de faire un rapport sur les infractions éventuelles à l’édit, contrôle des deniers communaux. Début avril, une assemblée bipartite se tient à Tonnerre. On y élit des personnes « de l’une et de l’autre religion pour aller à Sens par devers les commissaires commiz par le Roy nostre sire pour l’entertenement de l’edict de pacification ». Onze hommes sont nommés[13]. Les commissaires écoutent les remontrances et il en sortira, le 12 avril, des ordonnances en dix-neuf points pour tout le bailliage.

Les articles 4 et 5 de ces ordonnances concernent les écoles : « Nous avons faict inhibitions et desfences à toutes personnes de ladicte religion de publicquement instituer ou instruire enfans ou aultres es lieux où n’est pas permis l’exercice de lad religion », mais les huguenots ont la permission d’instruire « privément en sa maison ses enfans et famille »[14]. Le 5 mai suivant par conséquent, il est décidé en assemblée « que lesd. eschevins feront cesser touttes personnes qui vouldront tenir enffans pour les instruire aultres que ceulx ausquelz le maistre et recteur principal se commettra », c’est donc bien qu’il y avait des enseignements privés et, dès le 11, une autre assemblée retient Me Pierre Thomas pour recteur des escolles. Il a « este receu en jugement pardevant Mes Edme Cerveau et Jehan Richardot procureurs de messieurs les comtes, Jehan Brasley doyen de Notre-Dame et Claude Porret prevot de saint Pierre et aultres habitans en grand nombre »[15].

Me Pierre Thomas a été trouvé par Me Jehan Souplette procureur des habitants, au mois de mars précédent. Envoyé à Paris pour obtenir des « lettres d’assiette des munitions et debtes de la ville », il était aussi chargé « d’amener ung recteur et maistre des escholles »[16]. Arrivé de Paris fin avril, Pierre Thomas a pris possession de la grande maison qui vient d’être louée pour trois ans au faubourg de Bourberault (cf. Locaux des Écoles). Comme on souhaite garder ce recteur et qu’il n’a pas encore eu de gages, on lui offre en plus du loyer de la maison, un « cens de fagotz » à son arrivée[17]. Il occupera le poste jusqu’en septembre 1576[18]. Une belle réussite pour tout le monde, parents, écoliers et maître. Les gages sont plus conséquents : il reçoit chaque année 90 L.t. des deniers communaux et de l’argent de ses écoliers. Voici à ce sujet un document intéressant : « Moy Pierre Thomas regent et maistre des escolles de cepte ville de Tonnerre, receu de honnorable homme Jehan Ratat recepveur de l’hospital 3 L. 11 s.t. pour les moys de trois enfans dud. hospital qui sont veneuz au college l’espace de trois ans qui commencerent l’an 1571 au moy de may et finiront à pareil mois 1575 / dont je me tiens pour bien contant ce 8e may 1574 »[19]. Les enfants ne doivent pas travailler durant douze mois. Nous apprenons néanmoins qu’un enfant scolarisé paye autour de 12 s pour un mois, et que même des « paouvres orphelins » de l’hôpital y ont droit.

Reste la question du paiement. En septembre 1575, les édiles se demandent où trouver les 220 L.t. nécessaires pour payer « les gages du predicateur, maistre d’escolle et autres officiers de lad. ville »[20]. Un an plus tard, le roi convoque les Etats généraux et les Tonnerrois vont en profiter pour relancer l’histoire de la prébende tant attendue. Dans ses remontrances, le Tiers-Etat tonnerrois déplore que « es prebendes collegiales n’y en a veue affecté au recteur des escolles de lad. ville suivant l’edict faict à Orléans sur la remonstrance des estatz et sont pour ce lesd. habitans contraintz sallarier led. recteur pour la regence desd. escolles »[21]. Max Quantin écrit que la collégiale de Saint-Pierre s’exécute enfin, mais j’ignore le montant de la prébende affectée aux écoles.

Nous en arrivons à la construction du collège qui, souhaitée depuis 1571, voit vraiment le jour entre le printemps et l’été 1577 (cf. Locaux des Écoles), avec la nomination d’un nouveau recteur. « Nous soubsignnez, doyen, curés et recteurs des eglises paroissiales de Nostre-Dame et monastère de Saint-Pierre de Tonnerre, officiers de messeigneurs et dame comte et comtesse et eschevins de la ville dud. Tonnerre, avons nommé et présenté et par ces presentes nommons et presentons à messire le chantre en l’église cathédrale Saint-Mammès de Langres, Me Francoys Le Tort licencié es lois pour estre pourveu de la regence des escoles dud. Tonnerre, aux droicts, honneurs et profitz qui sont deus et aux gages qui lui seront accordez par nous lesd. eschevins, à la charge qu’il entretiendra soubz et avec luy deux subalternes, l’ung desquelz sera suffisant pour instruire la jeunesse en la grammaire et l’aultre en l’art de lire et escrire, et tant qu’il nous plaira et aux habitans de lad. ville »[22]

« Le 11e jour de juillet audict an [1577] a esté accordé avec led. Le Tort pour ses gages ordinaires par chascun an à commencer le premier jour du present moys la somme de 60 L.t. et pensant ce service demeurera exempt de tailles et garde de porte et guet ». Signé par les six échevins. Le recteur touchera ses premières 15 L.t. en décembre pour le quartier échu au 1er octobre précédent. Ses quartiers commencent en effet de juillet à octobre, de décembre à mars, etc, renouvelés chaque année[23].

Quittance de François Letort du 10 décembre 1577 - Tonnerre AM, GG 2

Quittance de François Letort du 10 décembre 1577 – Tonnerre AM, GG 2

Mais qui est François Le Tort qui devient premier recteur du collège ? Licencié en droit, comme Calvin, Bèze ou les Pithou, il est aussi devenu pasteur. Il est couché dans la liste des ministres reçus à Genève après la Saint-Barthélémy : « Françoys Le Tort, ministre en la mayson de Mr. de Vesmes », à la date du 11 novembre 1572. Il s’agit en fait de Mr. de Vesines, gentilhomme protestant lui aussi réfugié à la même époque, autrement dit Guillaume Stuart, seigneur de Vézinnes (un village à 5 km de Tonnerre)[24]. Il avait été chargé de missions par Colligny, d’Andelot, un proche des chefs protestants donc. Ne voulant abjurer, il reste en Suisse où il est encore en 1578 et n’abjurera pas sa foi. François Le Tort au service d’une noble maison pouvait accomplir sa mission de ministre du culte jusqu’au massacre et à la fuite. Tonnerre abrite aussi Pierre Pithou − ami de Théodore de Bèze − qui, contrairement à son frère Nicolas, a abjuré, pouvant ainsi exercer la charge de bailli du comté, il est vrai auprès d’un comte et d’une comtesse très proches des Réformés. Parmi les ministres réfugiés, beaucoup sont revenus poursuivre leur tâche mais d’autres ont préféré abjuré. C’est le cas de François Le Tort qui retrouve son métier d’avocat dans un premier temps. Il est présent à Tonnerre, à l’assemblée générale de convocation aux Etats généraux de Blois, convoquée par Pierre Pithou le 23 septembre 1576. Sept mois plus tard, il sera choisi comme recteur des « escolles » − ce qui inclut le collège − et habitera dans une maison louée par la ville à un certain Pierre Felix de Vezines[25] et y demeurant, peut-être un de ses anciens fidèles dans la cour du château des Stuart ?

Voir aussi sur ce blog : Locaux des Écoles

 


[1] Maximilien Quantin, « Histoire de l’instruction primaire avant 1790 dans les pays formant le département de l’Yonne », AY, 1875, p 180.

[2] Maximilien Quantin, « Histoire de l’enseignement secondaire et supérieur dans le département de l’Yonne avant 1790 », AY, 1877, p 235.

[3] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1559-60, f° 28 v°-29.

[4] Tonnerre, BM, sans cote. Claude Droynet fait sans doute partie d’une famille tonnerroise, dont François Droynet vigneron, Estienne Droynet messager, Jehan qui est tanneur et un autre Jehan tonnelier.

[5] On trouve Pierre Carrey, échevin en 1552-1553, Jacques Carrey, hôtelier et d’autres manouvriers.

[6] Auxerre, ADY, 3 E1-117, f° 105.

[7] Tonnerre, AM, BB 1.1, assemblées des 17 octobre et 2 novembre 1563.

[8] Tonnerre, AM, BB 1.1, assemblées des 18 août et 30 septembre 1566.

[9] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1565-1566, f° 19 v°, ordonnance du 18 septembre et quittance du 2 octobre 1566.

[10] Tonnerre, AM, 4 CC 2 comptes 1567-68 f° 37, ordonnance du 30 septembre et quittance du 25 novembre 1568.

[11] Didier est grennetier pour le roi au magasin à sel de la ville (1563-1580), Pierre est avocat. Un autre, Jehan Veluot est receveur pour le comte de Clermont à Ancy-le-Franc. Sa soeur a épousé Jehan Cosquino, Sr de Fulvy, qui travaille pour le couple d’Uzès, comte et comtesse de Tonnerre.

[12] Tonnerre, AM, EE 1, assemblée du 20 octobre 1570.

[13] Tonnerre, AM, BB 1-1 daté avril 1571 sans le jour, et 4 CC 2 1570-1571, f° 22 v°-23

[14] Tonnerre, AM FF 1. L’événement est général, à Sens, Troyes ou Semur où le 17 avril 1572, « intervint une nouvelle ordonnance au sujet d’un sieur Jehan Jacob qui avait chez lui un précepteur, auquel quelques familles de la ville avaient confié leurs enfants : il fut interdit à ce précepteur « et à tous aultres de tenir escolles » (M.-G. Leleu, « Notice historique sur les écoles de Semur-en-Auxois », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur, 1873 (8), p 25).

[15] Tonnerre, AM BB 1-1, assemblée du 6 mai et du vendredi 11 mai 1571.

[16] Tonnerre, AM, 4 CC 2, 1570-71, f° 24 v°, v. 7/03/1571.

[17] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1570-1571, f° 5 v°.

[18] « 90 L.t. à Pierre Thomas recteur des écoles en l’an 1576 pour ses gaiges », quittance 1er octobre 1576(Tonnerre, AM, 4 CC 3 1575-1576 compte spécial).

[19] Tonnerre, Hop., H E 111.

[20] Tonnerre, AM, EE 1.

[21] M. Jolivot, « Recherches sur l’assemblée des habitants de Tonnerre », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, 1876, VOL 30-1, p 243.

[22] Tonnerre, AM, GG 2, daté du « dernier jour d’apvril l’an 1577 », texte déjà publié par M. Jolivot, op. cit., p 324.

[23] Abbé Bureau, vicaire de Saint-Pierre de Tonnerre, Histoire du Collège de Tonnerre, Tonnerre, BM. Aussi Tonnerre, AM, 4 CC 3 comptes des octrois 1579-1780 f° 7, où il reçoit 20 écus pour ses gages de 1580.

[24] Geisendorf Paul-F., Livre des habitants de Genève, t. 2 1572-1574, Genève, 1963. Voir aussi Bèze Théodore de, Correspondance, Hyppolyte Aubert, Alain Dudour et Béatrice Nicollier-DeWeck [éd.], T. XIV (1573), Genève, Droz, 1990, pièces annexes, p 287. Et sur Guillaume Stuart : Dufour Alain, « la Prétendue trahison du Sieur de Vézines », in Des archives à la mémoire, Mélanges d’histoire politique, religieuse et sociale offerts à Louis Binz, pp 385-394.

[25] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1577-1578 f° 7, compte spécial 1579-1580 f° 7 où il reçoit de plus 20 écus pour ses gages.

 


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Locaux des Écoles

Au XVIe siècle, le bâtiment « école » ne s’inscrit pas encore comme tel dans le paysage urbain. La plupart du temps, pour tenir les écoles, on loue, on achète ou on occupe une maison ordinaire. A Tonnerre les échevins et le conseil de ville saisissent en effet les opportunités qui se présentent, ce qui entraîne de nombreux changements d’adresse pour les écoliers.

Bien que l’on trouve trace de recteurs dès les années 1480, ce n’est qu’en 1555 que les comptes de la ville font explicitement mention de ces bâtiments dévolus aux escholles ou escolles. La première mention est celle d’une maison sise en la rue de Vaucorbe : elle est louée aux mineurs de feu Berthin Levuyt et à Zacharye Levuyt leur oncle, pour 10 L.t. l’an. On sent déjà poindre le problème financier, car on ajoute que les eschevins ont eté condamnés à payer à la suite d’une délibération des habitants[1]. En 1559, c’est Valentin Jacquinet que l’on dédommage de 8 L.t. « pour huict mois que sa chambre a esté loué pour tenir l’escolle suyvant le marché faict avec luy au (prix) de 20 s.t. par mois ». Le mot chambre désignerait ici une pièce, un local sans doute vide, puisque l’on dépense encore 14 sols 10 deniers tournois pour « les sieges acheptez pour asseoir les enffans »[2]. Jacquinet habite rue de l’Hôpital et il est possible que la chambre fasse partie de sa demeure.

Pour l’année scolaire 1561-1562, les écoliers redéménagent rue Vaucorbe[3], dans une autre maison que celle de 1555, louée pour 13 L 10 s.t. Le 1er novembre 1563, la ville loue à Regnault Tuot, pour 16 L.t. « une maison aysances et appartenances assise au faulxbourg de Bourgberault pour le recteur des escholles pour un an commençant le 1er jour de novembre 1563 et finissant ledict jour 1564 suyvant le consentement et advis desdictz habitans »[4]. L’année suivante, deux locations se chevauchent sans que l’on sache si c’est en raison d’un afflux d’écoliers ou, plutôt d’une fin de bail : la maison Jacquinet (on ne dit plus « chambre ») pour trois quartiers (il signe trois quittances de 4 L. 14 s. 6 d.t les 15 décembre 1564, 2 avril et 3 septembre 1565, trimestres échus) et la maison Tuot pour deux quartiers échus le 1er mai 1565[5]. Il en coûte au total 22 L. 3 s. 6 d.t.

La même configuration se présente en 1570-1571 : de décembre à juin compris, on loue à Guillaume Roze, Me maçon, « sa maison près la porte de sainct Michel », mais dès le 1er mai 1571, les écoliers et leur recteur déménagent au faubourg de Bourgberault, revenant dans la maison de Regnault Tuot. Celui-ci a une soeur mariée à un certain Claude Myron et demeurant à Chablis. On y envoie donc un sergent s’accorder avec lui, et le 24 avril, un acte est signé devant le notaire Petitjehan : il s’agit d’une maison « consistant en quatre chambres et un grenier sur la chambre de devant, sise en Bourgberault, tenant par devant à la Grand rue », cette location est faite pour trois ans, du 1er mai 1571 au 30 avril 1574, au prix de 20 L.t. par an pour y loger le recteur et les écoliers. La veille de cette installation, on informe le conseil au cours d’une assemblée, précisant que s’il y a quelque démolition faicte par le recteur et ses escolliers les eschevins les feront réparer ; d’ailleurs, avant de quitter la maison de Guillaume Roze, on le dédommage de 2 s. 6 d.t. pour une clef « perdue par les escholliers »[6]. Cette fois, il en coûte 32 L 2 s. 6 d.t. aux deniers communs, y compris les actes notariés.

Même lacunaires, les références aux écoles municipales montrent la difficulté de trouver un local et surtout de le conserver. Les baux de louage sont temporaires et dépendent de la bonne volonté des propriétaires, mais aussi des aléas de leur vie : décès, donc héritage, donc vente et/ou partage de maison. On s’aperçoit aussi d’un coût de plus en plus élevé pour le budget communal.

Or, il existe un bâtiment qui appartient à la ville : la tour de la Poterne, sous l’église Saint-Pierre « tirant à la fosse ». Cette tour fait partie des murs de la ville qui dominent l’escarpement au-dessus de la fosse Dionne, à ses pieds une poterne avec une porte fermant à clef, d’où son nom au XVIe siècle (elle s’appelait auparavant tour des Anglais). Cette tour avait déjà été louée « à perpétuité » et, malgré des clauses de retrait du bailleur en cas de besoin, avait par deux fois fait l’objet de procès pour être récupérée par l’échevinage. Réunie aux biens communs en 1553 après l’un de ces procès, elle n’est de nouveau louée que dix ans plus tard, une décision prise en assemblée du 13 août 1564[7], alors que l’on décide de réparer les murailles. C’est ainsi qu’Antoine Pyon se voit bailler « à jamais » cette tour, « à la charge de la bastir, l’entertenir et la laisser en temps de guerre et qu’il en sera besoins ouverte et libre ausdictz habitans pour la desfense de la ville, la haulser tout alentour de muraille de la haulteur qu’elle est commencee »[8], au prix de 20 s.t. par an.

Après avoir loué la maison Tuot pour trois ans, le conseil de ville décide donc, dès 1570, d’acquérir une place où tenir les écoles et fait le choix de la tour de la Poterne. C’est un premier pas vers la pérénisation des locaux. Avant de s’engager, les échevins font venir Nicolas Monnard, Me maçon. Celui-ci a « visité par deux diverses foys la tour de la fermeté de ceste ville tirant à la poterne, et faict pourtraict et divis de la maçonnerie pour la reparation et reedification d’icelle ». Puis c’est au tour de Pierre Desmaison Me charpentier de recevoir 12 sols t. « pour avoir veu ladicte tour et faict portraict et divis de la charpenterie et couverte d’icelle, comme est ordonné par l’assemblée des habitans »[9].

Au cours de l’assemblée du 22 juin 1571[10], on décide d’utiliser le droit de réserve pour dénoncer le bail accordé à Antoine Pyon quinze ans plus tôt, car celui-ci a déserté la tour. On décide également de faire réparer le bâtiment « en faisant eslargir la muraille au dessus du fossé pour y faire ung college ». Voici le mot lâché. En cette seconde moitié de siècle, Tonnerre veut un collège. Deux sergents du comté sont dépéchés par deux fois à Vezinnes où demeure désormais Antoine Pyon, pour lui présenter la requête des habitants « à fin qu’il leur fust permis de faire reparer la tour de la poterne tirant à la fosse, sans prejudice de proces », se garde-t-on d’ajouter[11].

En août 1572, on s’attaque à la tour. Avant de construire, il faut nettoyer (curer), démolir, rassembler les pierres. C’est un maçon de Commissey un village voisin, Nicolas Joseph, accompagné de deux autres maçons qui vient abattre « ung pan de la tour de la poterne tirant à la fosse qui tomboit afin de reparer led. pan avec l’aultre qui estoit cheu par terre »[12]. Cinq manouvriers (Baltazar Mitaine, Edmon Rousseau, Christophe Arnoul, Nazaire Carré et Edme Matheras) travaillent durant vingt-six jours, à 4 s.t. la journée, à « serrer les pierres de la tour près la poterne tirant à la fosse dyonne qui estoit abattue et cheutté par terre du faict de curer alentour de lad. tour pour la reparation d’icelle »[13]. Enfin, le 24 septembre, a lieu l’adjudication au rabais des travaux estimés à 33 toises et demi de muraille. C’est un marchand, Guillaume Cerveau, qui l’emporte sur l’offre de 6 L 10 s.t. la toise. A lui de faire faire « la maconnerie et reparation de la muraille de ladicte tour de la poterne ». Il en coûtera donc encore 217 livres 15 sols tournois à la ville, « à prendre sur les deniers des octroyz »[14].

Pourtant, les échevins continuent de louer des locaux pour les escoles, qui semblent installées depuis quelque temps au faubourg de Bourberault, dans l’ancienne hôtellerie de Saint-Hubert près de la porte Jehan Garnier, une maison assez vaste en pierre et pans de bois. Mais, un problème survient une fois de plus. Au cours de l’assemblée du 29 juillet 1576, les échevins informent que les héritiers de feu Guyon Puissant et Lamerallier sa femme[15], qui leur louaient la maison de saint-Hubert, souhaitent la récupérer. Les échevins ont donc promis d’en trouver une autre mais « n’en tiennent aucune ». Les habitants décident donc de « faire faire dresser maison pour la regence desd. escoles, afin d’eviter à perdition de la jeunesse ». Sur ce, « reste avisé que les eschevins trouveront logis pour le maistre d’escole jusqu’à ce qu’il ait le moyen de bastir sur le nouveau tems, auquel sera advisé de trouver lieu et place pour faire led. bastiment avec les experts en l’art et selon le divis et pourtrait qui en sera fait, faisant la delivrance »[16]. Voici encore une nouveauté : le maître d’école ne sera désormais plus logé dans le bâtiment où il fait classe, mais dans une maison louée par la ville. En décembre a lieu l’adjudication au rabais, c’est-à-dire au moins offrant, des travaux qui s’étendent à une place à côté de la tour. Adjudication emportée par Estienne Gogoys (Gogois), riche tanneur : « delivrance de la charpenterie et couverture des bastimentz de lad. place et tour attenent pour faire le college, ensemble pour faire les huys, fenestres et ferrures desd. bastimentz selon qu’ils sont « ecrits » en l’acte de delivrance faicte aud. Gogoys pardevant monSr le bailly de Tonnerre ou son lieutenant le 23 decembre 1576 »[17]. On peut penser qu’au printemps ou début de l’été, le collège est fin prêt.

Au mois d’août 1577, on paye deux manouvriers (Jehan Gaultier et Pierre Jaquinot) pour préparer la rentrée au collège : « ilz ont vaqué à nettoyer les immondicees qui estoyent en la tour de la poterne pour y mettre les escholliers »[18]. D’ailleurs, en octobre suivant, on parle de se retourner contre les marchans qui debvoient bastir le college[19], certainement en raison de travaux mal accomplis et retardés. Mais le collège existe bel et bien en février 1578 : Estienne Lesestre, maçon, a passé deux jours à « abbattre la muraille qui tomboit de l’escallier montant en l’eglise sainct Pierre […] et murré ung huys à costé du college »[20].

Nous arrivons au bout de cette épopée dans les années 1580, comme d’ailleurs l’avait souligné Pierre Petitjehan[21], parlant de la tour des Anglais, précisant : « laquelle tour fait de present partye du college de ceste ville, lequel a esté basty et construict aux fraiz de la ville y a environ douze ans » (il écrit en 1592). En effet, Me Robert Boyvinet procureur à Tonnerre a procedé à « la visitation de la tour du college suivant l’appointement rendu entre les habitans et Estienne Gogoys qui a marchandé lad. besongne necessaire pour la refection dud. college »[22].

Le travail semble terminé et il est enfin possible de peaufiner : « le receveur se rembourse 22 L 3 s.t. revenant à 7 escuz 23 s.t. par luy payez pour la destrape des betuns [déblaiement des gravats] et menues reparations à faire au college de lad. ville / + 2 escuz et demy pour cinq journees que les chevaulx et harnois dud. receveur ont vacqué à charroyé partie de l’ardille et arene [argile et sable ou menu gravier] enployez aud. college / + 1 escu ung tiers à Pierre Berger couvreur pour avoir par luy faict le terriz d’ardille de la grande chambre d’en bas dud. college / + 1 escu sol à Laurent Horry chartier dud. Tonnerre pour quatre journees qu’il a vacqué avec son cheval et charrette et harnoys à charroyer l’ardille et terre pour led. terriz faict en lad. chambre basse » ; le tout pour un montant de 12 écus 13 s.t.[23]. Le terriz ou terris est le sol d’une pièce, qui peut être recouvert d’un dallage ou d’un plancher ou rester en terre battue comme ici semble-t-il. J’ai trouvé d’autres travaux où c’est un couvreur qui fait ce terriz.

Tonnerre est désormais pourvu d’un bâtiment d’école et de collège consistant en une maison et une tour contiguë.

Reste à savoir qui enseigne…

Voir aussi sur ce blog : Recteurs des Écoles

 


[1] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1555-1556, f° 21 v°.

[2] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1559-1560, f° 22.

[3] Tonnerre,AM, 4 CC 2 1561-1562, f° 14-14 v°.

[4] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1563-1564, f° 15.

[5] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1564-1565 f° 16 v°-17 et 44 v°-45.

[6] Sur cette année 1571 : Tonnerre, AM, 4 CC 3 1570-1571, f° 5 v° et 23 ; AM, BB 1.1 à la date du 30 avril 1571 et Max Quantin, « Histoire du Tiers-Etat à Tonnerre au milieu du XVIe siècle, 1543-1590 », BSSY, n° 40, 1886, p 422.

[7] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1564-1565 f° 9 v° et BB 1.1, 13 août 1564.

[8] Ce n’est que le 15 novembre 1567, que la ville paye l’entrepreneur qui a « rehaulsé la muraille de la tour de la fermetté de ladicte ville près la poterne tirant à la fosse et à la muraille de ladicte fermetté attenant de ladicte tour » et il ne s’agit pas du sieur Pyon (Tonnerre, AM, 4 CC 2 1567-1568, f° 13-13).

[9] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1571-1571, f° 6.

[10] Tonnerre, AM, BB 1.1, 22 juin 1571.

[11] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1570-1571 f° 23 v° et 25 v°. Anthoine Pyon va intenter un procès à la ville pour récupérer quelques deniers, et à sa suite ses héritiers. On en trouve encore mention en 1576 : Estienne Girardin marchand à Tonnerre, un des échevins, reçoit 60 s.t. « pour avoir par luy porté de ceste ville en la ville de Troyes la somme de 231 L 13 s 4 d tz de laquelle les habitants de ceste ville [devaient] acquitter Anthoine Pyon marchant demeurant à Tonnerre, pour l’acquisition par eux faicte de la place dud. Pion en laquelle est basty le college de Tonnerre ». A Troyes il y a la sœur dud. Pion, Jacqueline femme de feu Louys Noirot et les héritiers de celui-ci ; on leur doit encore de l’argent (Tonnerre, AM, 4 CC 3 1576-77 f° 35 et 36).

[12] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1571-1572, f° 5-5v°, ordonnance du 17 août 1572.

[13] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1571-1572, f° 4, s.d.

[14] Tonnerre, AM, BB 1, décision prise à l’assemblée du 24 juin 1571.

[15] Guyon Puissant (décédé en 1572) avait épousé Claude Allier, sœur de Regnault Allier, que l’on appellait durant son veuvage « la mère Allier », transcrit dans les rôles d’imposition et ici par Lamerallier. Les échevins n’échapperont pas au procès, avec appel à Sens (Tonnerre, AM, 4 CC 3 1576-1577, f° 23 v°, 26 octobre 1576).

[16] Tonnerre, AM, FF 3 in Ass. du 29 juillet 1576, (copie moderne).

[17] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1576/77 f° 29-29 v°, daté.

[18] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1576-1577, f° 36, 5 et 6 aôut.

[19] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1577-1578, f° 7.

[20] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1578-1579, compte spécial, f° 5, daté 24 février 1578.

[21] Pierre Petitjehan, Description de l’Ancienne, Moderne et Nouvelle Ville de Tonnerre, 1592, éd. par A. Matton, A l’Image de l’abeille, Dannemoine, 1992, p 53

[22] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1579-80 f° 27, s.d.

[23] Tonnerre, AM, 4 CC 3 1579-80 f° 36 v°-37, s.d.

 


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