Le tumulte de la porte Saint-Michel (2)

Suite de l’article Le tumulte de la porte Saint-Michel (1)

Le roi restaure en effet son autorité…

Mise en garde aux lieutenants

Le 17 avril déjà, Charles IX qui s’achemine vers Arcy-sur-Aube écrit une lettre à Tavannes son lieutenant en Bourgogne, province où il arrivera le 18 mai suivant. Le roi informe Tavannes qu’il va recevoir trois compagnies de Strozy en Bourgogne où il lui laisse le choix des lieux de garnison. Tavannes doit les loger. Malheureusement, le roi ne peut immédiatement payer leurs soldes. Aussi, en attendant, Tavannes doit s’arranger avec les villes pour qu’elles acceptent de nourrir ces troupes à prix raisonnables, par prêt et d’en tenir les comptes. Lorsque, dans trois semaines, les soldats seront payés, ils rembourseront leurs dus. Ceci éclaire en partie la raison du coup de force à la porte Saint-Michel : si Chassignelles ne nourrit pas les soldats, ils vont chercher ailleurs, et les troupes n’étaient pas toujours très disciplinées. La lettre poursuit : « Et par ce moyen les soldatz desdictes compagnyes n’ayent à faire aucun desordre sur mes subgectz, ne vivre indiccretement, ayant bien faict admonester les cappitaines et chefz d’icelles de tenir main qu’il ne soit faict chose qui puisse donner occasion à mesdictz subgectz de faire aucune plaincte »[1]. Catherine de Medicis et Charles IX ont été très occupés à Troyes par le traité signé avec l’Angleterre le 11 avril, qui rendait Calais à la France, et par de nombreuses doléances de réformés de toute la France venus réclamer un lieu pour leur culte, etc. Nul doute qu’ils ont été mis au courant de l’incident de Tonnerre avec Crussol qui est de (presque) tous les conseils. Aussi faut-il remettre de l’ordre et éviter ce genre d’incident à l’avenir. Les capitaines et autres chefs ayant été réprimandés, c’est comme un aveu que la ville n’était pas entièrement fautive, d’autant qu’elle n’avait pas été choisie comme ville de garnison.

Condamnations à Tonnerre

Le lieutenant du prévôt de la connétablie de France rend sa sentence le 29 avril 1564. Gaulejac ayant été assassiné lors de l’échaufourrée, il condamne « trois des mutins à être pendus, et ordonne que la cloche qu’ils avaient sonnée en forme de tocsin pendant l’émeute serait descendue et mise en terre, avec défense aux habitants de la remonter et replacer sous peine de la hart, jusqu’à ce que le roi en eût ordonné autrement »[2]. Confisquer les armes marche souvent avec la confiscation d’une ou plusieurs cloches. Il ne s’agit pas ici de cloches d’église mais de celle de la ville. Ni les assemblées ni les comptes de la ville ne s’étalent sur cette condamnation. Je n’ai pas vu la sentence et ne sais si les mutins ont été condamnés à être pendus ou plus exactement à la peine capitale, ce qui pourrait signifier dans ce cas le bannissement à vie, car en effet deux personnes sont bannies du comté et une troisième suivra.

Le lieutenant Toquet, archers et greffier ainsi que le procureur du roi LeMaire viennent en personne à Tonnerre « pour le jugement dudict procès et redition d’icelluy »[3]. Ils y restent quatre jours, du 30 avril au 3 mai, après quoi la ville sera enfin débarrassée de tout ce monde, et après quoi aucun habitant ne pourra ignorer la sentence.

Les condamnés

Les condamnés à être bannis de la ville sont deux tonnerrois de « bonne » famille : Zacharye LeVuyt et Leonard David. On l’apprend dans une lettre de demande d’aide qu’ils adressent aux échevins le 18 octobre 1566, deux ans et demi après les faits. Ils expliquent leur participation au sauvetage de la porte Saint-Michel contre les gens de guerre, attirés par la clameur populaire et au son de la cloche. Ils n’avaient finalement fait que leur devoir. « Toutesfoys lesdictz supplians en auroyent receu tel desplaisir que chacun scayt / Et pour doubte de leurs personnes et eviter la rigueur de Justice se seroyent absentez du pays par l’espace de troys ans et plus. Pendant lequel temps eulx leurs femmes et enffans dont ilz sont chargez ont souffert beaucoup de peines et calamitez, mesmement ledict LeVuyt lequel auroyt este longuement oppressé de maladye jusques à l’extremité de mort. »[4].

Qui sont ces hommes ? Zacharye LeVuyt, fils de Berthin LeVuyt et de Marguerite Germain, est allé aux écoles à Paris. Une famille de robins. Veuf, Berthin s’était remarié avec Nicole Gogois. Mort en 1555, Sebastien David est tuteur de ses fils encore mineurs. Praticien, Zacharie accède en 1562 aux premières charges municipales comme collecteur d’une taille, ce qu’il réitère l’année suivante. De décembre 1562 à avril 1563, avec un autre, il annonce le guet de nuit et la ronde et fait certaines gardes, ce qui prouve une confiance de ses compatriotes[5]. Puis plus rien… Dans le compte 1563-1564, la collecte des tailles passe à d’autres dont un cousin Jehan LeVuyt, sergent. Nous avons vu aussi un autre cousin Guillaume LeVuyt procureur suivre les échevins à Troyes durant l’affaire du Tumulte et remplacer l’échevin Pierre David absent au moment du procès. Ce Pierre David est justement l’oncle (riche tanneur, échevin) de l’autre condamné, Leonard David. De la génération de Zacharie, il est boulanger comme son père Jehan et fait parfois office de voiturier par terre. Zacharie LeVuyt habite le quartier Saint-Michel intra-muros, alors que Leonard David a dû descendre de Saint-Pierre pour se rendre à la porte Saint-Michel.

Rémission et retour au pays

Zacharye LeVuyt et Leonard David ont fait des démarches pour obtenir des lettres de rémission. La lettre de rémission est un acte de la chancellerie par lequel le roi octroie son pardon, acte qui arrête le cours de la justice quelle que soit la juridiction dont dépend le criminel et qu’il ait été jugé ou non. Par cette grâce, l’accusé est restitué dans sa bonne renommée, dans son pays et dans ses biens, moyennant une réparation auprès de la victime ou sa famille, et le paiement d’une amende. Une fois acquise, la lettre doit être entérinée par la justice du bailliage qui vérifie les faits allégués. Une procédure longue et coûteuse : lettre patente, frais de chancellerie, notaire rédacteur de l’acte, honoraires d’un homme de loi, présents faits pour accéder à la procédure, voyages à Paris, amende… En raison de quoi les deux accusés « ont despandu [dissipé] et consommé quasi tous leur bien. Tellement que leursdictz femmes et enffans sont en voye d’abandonner le pays et mandyer leurs vyes s’ilz ne sont secouruz par vous et lesd. habitans, tant pour leurs necessitez que pour subvenir aux fraiz qu il leur convient faire pour l’enterinement desdictes lettres de remission addressées à nosSrs de la cour de parlement à Paris / Ce considéré Messieurs ayant egard au faict il vous plaise de vostre grace consentir et ordonner à votre receveur que lesd. supplians soyent secouruz des deniers commungs de ladicte ville ». Ils demandent 300 livres tournois, somme importante. Les nouveaux échevins viennent d’être élus le 1er octobre, ce sont pourtant les six sortant qui communiquent la requête « à la plus saine partye des principaux habitans ». Le 20 octobre, quarante-six personnes signent l’octroi de 150 L.t. à chacun « en commiseration » et « par forme d’aulmosne ».

Zacharie Levuyt reprend son métier de procureur. Lors de l’assemblée des habitants du 29 septembre 1567, il est fait référence à l’article 72 de l’ordonnance de Moulins (février 1566) qui stipule que dans les villes, on élise des bourgeois pour veiller à la police sous la juridiction des juges ordinaires : « lesdictz habitans ont eleu et nommé pour lesdictz juges bourgeoys et politiques pour ung an qui commencera au premier jour d’octobre prochain Mes Jehan Ratat, Zacharie Levuyt procureur en ce baillage […] »[6]. Au printemps 1570, Zacharie LeVuyt s’occupe avec les échevins à rassembler les munitions pour les vivres des Suisses cantonnés à Saint-Florentin[7], puis plus trace de lui dans les comptes de la ville. Quant à Leonard David, il est redevenu boulanger et voiturier et opère quelques charrois pour la ville jusqu’en 1576.

Le troisième homme

Si Zacharie Levuyt et Leonard David ont été remis dans leurs bien et bonne renommée et reçu une aide conséquente, c’est que, malgré leurs erreurs (ils ont tout de même été jugés), un autre homme porte une faute plus grande. Le troisième homme mentionné dans la sentence du lieutenant Toquet n’est autre que Nicolas Garnery, un des échevins qui semblait bien dévoué en cette affaire, mais étrangement absent après le procès. En 1556, Garnery était tavernier et l’est peut-être encore. Le 24 septembre 1564 a lieu l’élection des nouveaux échevins et un mois plus tard, lors d’une assemblée en présence du bailli duFaure, on décide de faire « consultation de l’ouverture faicte par Nicolas Garnery de la porte Saint-Michel et par l’advis du conseil se pourvoyeront contre ledict Garnery et neanmoins si il fait offre raisonnable pour le remboursement des despenses et frayz faicts à la justification desdictz habitans, en pourront accorder avec luy et promettent lesdictz habitans avoir l’accord par lesdictz eschevins ferme et agreable »[8]. Plutôt que d’une attaque des soldats, l’enquête semble révéler que l’échevin Garnery aurait ouvert la porte et que c’est cet acte qui aurait provoqué le branle-bas de combat, les Tonnerrois se sentant envahis. Les édiles ne font rien jusqu’à la fin de leur mandat, mais dès la nouvelle élection, ils attaquent, tentant d’abord un règlement à l’amiable. En février 1565, les échevins vont consulter à Sens et Paris au sujet de l’affaire, mais en mars, on apprend que « nonobstant les offres faictes par Clement Broth procureur de Nicolas Garnery, poursuitte se fera contre luy pour le recouvrement des fraiz de la procedure faicte pour le scandale advenu par l’ouverture de la porte St Michel faicte par ledict Garnery le xxviie mars 563 avant pasques », ouverture faite « contre les ordonnances de police »[9].

Le 17 mai 1566, Pierre André, un notable, part en quête du roi, que les Tonnerrois pensent à Bayonne. Ils sont bien renseignés car la cour est à Bayonne du 29 mai au 12 juillet[10]. Pierre André s’absente 79 jours, pour certaines affaires de la communauté et pour obtenir une « commission adressant à monSr le bailly de Sens pour congnoistre de la cause desdictz habitans contre Nicolas Garnery ». Il s’agissait d’obtenir une lettre d’attache, indispensable pour poursuivre la procédure, ce qui est aussitôt fait. D’abord à Sens en juillet[11]. Septembre et octobre voient les avocats et procureurs préparer les additions demandées sur faits probatoires, produire leurs pièces écrites, à la suite d’une enquête conduite à Tonnerre par Me Loys de Bar enquêteur. Les 18 et 23 octobre, il entend des témoins. Le 29 octobre à Sens, appointement contre Nicolas Garnery qui riposte en faisant assigner « les habitans » à Troyes le 10 novembre. Un échevin s’y rend. Une semaine plus tard ajournement à Sens contre Garnery. Le 3 janvier 1566, Louis de Bar revient enquêter à Tonnerre[12]. Le 12, les échevins envoient Jehan Champagne, messager, auprès du bailli duFaure qui se trouve à Valence pour parler des faits. Il rentrera le 26 janvier. En février, on produit des pièces à Sens « pour faire les reproches des tesmoins examinez en l’enqueste dudict Garnery ». Il s’agit de critiquer ou récuser les témoins de la partie adverse, ce qui a lieu le 20 avril à Sens, par Me Pierre Baltazar avocat des Tonnerrois. Le procès va sur sa fin en juillet mais je n’en connais pas l’issue, sauf que les échevins font appel en septembre[13]. Le compte de la ville 1566-1567 manque. Aucune rentrée d’argent de la part de Garnery l’année suivante sauf un prêt de 10 livres tournois à la ville en février 1568. Et puis plus rien. Peut-être est-il toujours tavernier, mais il ne travaillera plus jamais pour la communauté. Et nous ne saurons jamais pourquoi il avait ouvert la porte…

Un trou dans les finances de la ville

Tonnerre est endettée depuis longtemps. En grande partie à cause de procès lancés contre le feu comte François Du Bellay puis, après l’incendie de 1556, du procès lancé par le nouveau comte Antoine de Crussol contre la communauté. Ces dettes sont remboursées chaque année peu à peu, avec intérêts, mais s’entassent néanmoins… et les procès aussi. Au moment où Garnery et ses coéchevins ont pris leur office, en octobre 1563, la ville a dix-sept procès en cours. En février 1564, le receveur fait les comptes : les dettes se montent à 2 242 L 6 s 2 d.t. comprenant « les sommes principales deues et pour lesquelles y a constitution de rente et arrerages ». Pour trouver de l’argent, outre les octrois, locations et ventes de petit bois ou autre, la ville peut avoir recours à une taille municipale, avec autorisations comtale et royale, ce qui prend du temps et ne peut être réitéré trop souvent[14]. C’est ce qu’elle va faire pour rembourser ces dettes, mais l’autorisation n’arrivera qu’en fin d’année. Les débiteurs patienteront encore.

Lorsque le besoin d’argent est pressant, il faut recourir à l’emprunt (ou à la constitution de rentes), d’où le surendettement chronique. Pour de petites sommes, on emprunte entre soi ; pour de grosses sommes, on emprunte à de riches marchands ou nobles de la région. Le 31 mars débarquent à Tonnerre le lieutenant Toquet, archers, soldats du duc d’Aumale, etc. Le 5 avril, une assemblée décide que « la despense faicte par les souldatz envoyez par monseigneur d’Aumale gouverneur de Brye et de Champagne seroyt payee et pour ce faire empruntee en deniers à interest tel que les eschevins pourroyent trouver de prest et des interestz », autrement dit, on empruntera où l’on peut et à n’importe quel taux, mais on attend encore. Les hôteliers seront payés plus tard. Mais le procès est lancé et les échevins sont assignés à Troyes. Dès le lendemain, 23 avril, un conseil décide que la ville paiera les frais de voyage et autres, et réitère la nécessité d’emprunter, d’autant plus que, finalement, ils seront quinze à partir[15].

Suite à cette décision, vingt-sept Tonnerrois prêtent 545 L 1 s.t. sans intérêt ̶ les sommes vont de 5 à 25 livres, une seule de 100 livres[16]. Cela ne suffit pas à couvrir les frais des soldats, de la procédure, des déplacements, etc., car à cette date les dépenses s’élèvent déjà à plus de 670 livres tournois. Alors on se décide à emprunter 1200 livres tournois à « noble damoyselle Magdeleine de Choiseul vefve de feu Ferry de Nicey dame de Nicey », un village du comté. Compatissante, la dame prête, courant mai ou juin, « à l’interest de 8 L 6 s 8 d tz pour cents » payable au 1er juillet de l’année suivante − soit au denier 12, ou 8,33 % par an. Bien entendu, les échevins « sont obligez en leurs propres et privez noms », ce qui explique peut-être pourquoi on ne poursuit pas Garnery immédiatement ; préférant attendre que les échevins suivants reprennent cette dette en leur nom comme c’est l’usage. Ce sont 1745 livres 12 deniers tournois à rendre, mais dont on peut disposer de suite[17]. Cette année-là, l’affaire va coûter 941 L 18 s.t., dont 43 L 10 s.t. en cadeaux[18], 690 L 2 s.t. en hébergement, 118 L 13 s.t. en déplacements (location de chevaux, frais payés…), 65 L 3 s.t. en frais de justice, 9 L 17 s.t. pour murer les portes et 14 L 12 s.t. pour de menus réparations à la porte Saint-Michel[19]. Cette porte verra des travaux plus importants l’année suivante, qui ne sont pas dus au tumulte mais à son état de délabrement, les toits en particulier que cette fois on couvrira de laves. Dans le coût du tumulte, il faut encore compter l’affaire Garnery, 111 L 17 s.t. à débourser l’année suivante. Une affaire qui pèse plus de 1000 livres tournois dans le budget communal.

Humiliation symbolique

On a remarqué que les documents officiels de la ville (comptes, compte-rendus d’assemblée…) ne suffisent pas et ne permettent pas, à eux seuls, de comprendre l’histoire. A les lire, on a l’impression que les habitants sont des victimes et que les édiles subissent un raz de marée incongru. Quasi jamais en effet les comptes ou les assemblées ne notent un fait qui pourrait être utilisé contre la ville. Il faut donc fouiller pour faire la part des choses et même si nous restons sur notre faim quant aux réelles implications de chacun, un fait demeure : les habitants ne sont pas tout blancs en cette affaire interprétée par la justice royale comme une sorte de rébellion et le résultat, outre les finances grevées, fut l’humiliation. L’humiliation de la cloche « mise en terre » jusqu’à nouvel ordre royal. La cloche de ville était depuis le XIIIe siècle l’expression juridique et symbolique de l’autonomie et de l’identité communales. En cas de trouble séditieux déclenché au son de la cloche, celle-ci pouvait être confisquée. La confiscation de la cloche « coupable » met l’opprobre sur la cité qui, symboliquement est « mise en terre », mise sous tutelle, ici du roi. Or cette cloche de ville, outre l’alarme, sert à la vie quotidienne de la cité. Comment faire sans cloche ? He bien, au mois d’août 1564, le bailli et les échevins délibèrent d’acheter une trompette et que la sonnerie en sera délivrées aux gages de 50 sols par an. La trompette est achetée en octobre et c’est Berthin Bouldrey qui, de simple sergent, devient « sergent et trompette juré de ceste ville »[20]. Tonnerre a conservé la ou les cloches informant de l’ouverture et de la fermeture des portes mais semble n’avoir plus de cloche du guet ou d’alarme durant quelques mois, deux ans au plus[21].

 

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[1] BNF, ms français 4632, f° 35 ; la lettre est bien signée Charles, mais chose bizarre elle est datée de Paris le xviie jour d’apvril 1564 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90607271/f37.zoom

[2] Louis Lainé, op. cit., p 8.

[3] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1563-1564, f° 36 v°-37.

[4] Tonnerre, AM, 5 CC, pour tout ce qui concerne cette demande d’aide.

[5] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1555-1556, f° 21 v° ; 1561-1562, f° 10-10 v°, 19 v°, 28 ; 1562-1563, f° 11, 18 v°, 34 v°.

[6] Voir Jehan Ratat, receveur de l’hôpital

[7] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1569-1570, f° 42.

[8] Tonnerre, AM, BB 1 1-A, assemblée du 29 octobre 1564.

[9] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1564-1565, f° 22-22 v° ; BB 1 1-A assemblées des 18 mars et 18 mai 1565.

[10] Le roi part ensuite à Mont-de-Marsan du 18 au 23 juillet. Pierre André partait avec des lettres pour Antoine de Crussol. Il a certainement appris que le comte de Crussol et de Tonnerre venait d’être fait duc d’Uzès par le roi, justement dans cette ville. Le secrétaire du nouveau duc lui prête de l’argent pour son retour. André rentre à Tonnerre le 18 août et rapporte certainement la nouvelle de cette nomination.

[11] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1565-1566, f° 21-21 v°, 31-33.

[12] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1565-1566, f° 25-25 v°, 33, 34-35

[13] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1565-1566, f° 35-37.

[14] Le budget ordinaire, sans taille municipale levée, tourne autour de 1000/1200 livres tournois.

[15] Tonnerre, AM, BB 11-A assemblée du 23 avril 1564

[16] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1563-1564, f° 11-12, 46 v°.

[17] Tonnerre, AM, 4 CC 2 1563-1564, f° 10 ; 45 v°-46. Courant juin, treize des prêteurs tonnerrois sont remboursés, pour une somme de 322 £ 10 s 6 d tz.

[18] Je n’ai compté que les cadeaux liés à l’affaire, et non les présents habituels au comte et à la comtesse (qui sont d’ailleurs très modestes), ou à de hauts personnages passant par la ville (d’Andelot et ses frères ou enfants, Barbezieux au moment de Pâques). Je ne mentionne pas les deniers.

[19] On refait des huys neuves dans les chambres hautes, on les ferre, on met une nouvelle serrure.

[20] Tonnerre, AM, BB 1 1-A assemblée du 27 août 1564 ; 4 CC 2 1563-1564, f° 16 v°.

[21] Voir sur ce blog Horloges et cloches de ville.

 


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